Cet article est dédié à Catherine C.
Moi qui suis nourri de BD depuis l’enfance, il a fallu que je visite Angoulême l’année même où le festival de la BD n’a pas eu lieu ! Heureusement que le 9ème art rayonne sur les murs de cette ville.
Erró, la première fresque
La première fresque consacrée à la BD à Angoulême a été réalisée par l’artiste finlandais en 1982. Elle a fait partie des 12 œuvres commandées par Jack Lang en France pour célébrer la victoire de François Mitterrand.
En fait, plutôt qu’à la BD, cette fresque foisonnante rend plutôt hommage aux comics étatsuniens. D’autant plus que le bas de l’œuvre est en partie masqué par la végétation. On y distingue quand même Astérix, Natacha et Tintin…


Uderzo et Goscinny
Bien entendu, les deux auteurs qui ont dominé la BD française des années 1960 ont chacun droit à leur fresque.
Uderzo, dessiné par Boucq, est installé à sa table de dessin, d’où surgissent les héros dont il a dessiné les aventures. Vous les reconnaitrez vous-mêmes !

Goscinny, le seul scénariste à avoir l’honneur d’une fresque à Angoulême, est assis devant sa machine à écrire, en compagnie de ses quatre principaux héros : le petit Nicolas, Astérix, Lucky Luke et Iznogoud.


Schuiten
La tour des archives départementales est le support d’une œuvre spectaculaire : 1 million de trous sur des plaques en inox reproduisent un dessin de Schuiten sur 2.000 m² de façade. Bien sûr, l’œuvre se nomme « l’archiviste », et reproduit l’univers de la BD éponyme de Schuiten et Peeters.

… sauf qu’à Angoulême, c’est Franz Kafka que Schuiten a choisi comme héros.

Par ailleurs, Schuiten a réalisé une autre fresque, en hommage au passé industriel papetier d’Angoulême, et, en particulier, à la fabrique de papier à cigarettes « Le Nil ».

Marc-Antoine Mathieu
L’auteur de la série « Julius Corentin Acquefacques, prisonnier des rêves » a dessiné ici une histoire complète en six « vignettes ».






Nicolas de Crécy
Le navigateur Giovanni de Verrazzano a « découvert » la baie formée par l’embouchure de l’Hudson et l’a nommée « La Nouvelle Angoulême », en l’honneur de François Ier pour lequel il explorait les « Indes ». C’est cet épisode historique qui a inspiré Nicolas de Crécy pour sa fresque « New York-sur-Charente ».

Turf et son défilé
L’auteur de « La nef des fous » a conçu une fresque en trois épisodes qui se succèdent sur les pignons de trois immeubles. Il met en scène un défilé vu avec tendresse et ironie.
Sur la frise du haut, le défilé royal : en tête, un chien couronné; au centre, le roi dans sa chaise à porteurs; en queue, la fanfare tout de rouge vêtue.
Sur la frise du bas, c’est le petit peuple qui regarde, plus ou moins indifférent.



Florence Cestac et son jardin extraordinaire
Florence Cestac a imaginé un jardin exubérant, structuré par des tiges de bambou peuplées de petites bêtes facétieuses.

Autres auteurs
Berlion (et le scénariste Corbeyran) et ses « Sales mioches »,

Boucq, avec Jérôme Moucherot,

Druillet et son univers de science-fiction,

Margerin, qui recrée l’univers quotidien de Lucien à Malakoff,

Loustal et ses musiciens sur une plage exotique,

Cabanes, avec une « fille des remparts »,

Yslaire, qui a recréé l’univers de « Sambre ».


Quelques héros
Blake et Mortimer (Edgar P. Jacobs), Michel Vaillant (Jean Graton), le Baron noir (Got et Pétillon), Corto Maltese (Hugo Pratt), Fritz the Cat (Crumb)…
…Cubitus (Dupa)…

Prunelle, Gaston et son gaffophone (Franquin), Titeuf (Zep), Lucky Luke (Morris), Boule et Bill (Roba), Kirikou (Michel Ocelot), et Natacha (Walthéry).
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Pour en savoir plus :
Infos et carte du parcours sur le site de l’office de tourisme
