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Estonie: Tallinn

… Vue par Anne-Catherine O. et Mathilde R., en septembre 2018.

Tallinn, contrairement à Tartu, à laquelle j’ai consacré un autre article (https://francoisregisstreetart.fr/streetart-estonie-tartu/), n’était pas une ville pionnière en matière de street art. En 2017, le festival « Mextonia » lui a donné une nouvelle stature dans ce domaine.

Mextonia

Ce festival, coordonné par le collectif mexicain Nueve Arte Urbano (fondé en 2010 et basé à Santiago de Querétaro http://nuevearteurbano.com/quienes-somos/), a constitué un cadeau de la part du Mexique à l’Estonie, à l’occasion du 100ème anniversaire de la constitution de celle-ci en pays indépendant. Il a rassemblé une cinquantaine d’artistes mexicains et estoniens, mais également, d’autres pays (http://www.mextonia.com/artist.html). Le thème: les traditions culturelles de l’Estonie revisitées par le métissage. L’objectif défini par Nueve Arte Urbano: « C’est le rêve de voir la génération montante des street-artistes milléniaux accéder au pouvoir armés d’un rêve pour l’avenir de l’humanité, d’une volonté de laisser à leur départ un monde meilleur que celui qui leur a été légué ».

La plus grande partie du festival s’est déroulée le long du « Kilomètre culturel », une voie réservée aux circulations douces, qui relie le port au centre-ville.

Le cerf

Dans la tradition huichol, un des rites d’initiation est de partir à la chasse du cerf bleu, le « cerf-peyotl ». En Estonie, l’élan est également un animal identitaire. D’où cette fresque syncrétique, par l’estonien Sänk.

Et cet élan, réalisé à Vilandji, station balnéaire, par le mexicain Farid Rueda.

Le kalevipoeg

Il s’agit de l’épopée nationale estonienne, compilée à la fin du XIXème siècle, sur la base de récits traditionnels. Cf https://fr.wikipedia.org/wiki/Kalevipoeg et http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/L-aube-des-peuples/Kalevipoeg

Plusieurs fresques y font référence.

Celle des 4 espagnols de Boa Mistura

présente, d’un côté, un scarabée – porte-bonheur, rehaussé par des motifs estoniens de broderie,

et de l’autre, Kalevipoeg, «le fils de Kalev», une sorte de géant sympathique, comparable à Gargantua, qui livre un combat contre les forces maléfiques.

Pour sa part, le couple mexicain de Calladitos a mis en scène la légende qui inspire la célébration de Jaanipaev, l’équivalent estonien de la fête de la Saint-Jean, au moment du solstice d’été. Selon cette légende, Koit (l’aube) et Hämarik (le crépuscule) sont amants, mais ne se voient qu’une seule fois par an pour échanger le plus bref des baisers durant la nuit la plus courte de l’année. Cf https://voyages.ideoz.fr/jaanipaev-feux-saint-jean-estonie-traditions/

L’aigle de mer

Animal emblématique de l’Estonie, il est maintenant en voie de disparition. C’est lui qu’a choisi le néo-zélandais Cinzah Merkens.

Metsik, l’elfe de la Forêt

Chez l’estonien Izak One, Metsik, gardienne de la Forêt dans la mythologie, porte une robe tissée de printemps et d’été et tient dans ses paumes la mythique fleur de fougère. C’est cette fleur que vont chercher les amants lors de la nuit de Jaanipaev, car elle leur apportera bonheur et richesse.

Autres animaux

Ils symbolisent le dialogue interculturel entre le Mexique et l’Estonie, pour les artistes mexicains Sens

… et Abril Pegueros.

Les voyages de Gulliver

C’est le thème qu’a choisi l’estonien Pintsel.

L’île de Kihnu

Au large de l’Estonie, cette petite île abrite l’une des dernières sociétés matriarcales d’Europe (cf http://www.slate.fr/grand-format/estonie-femmes-gardiennes-ile-kihnu-156739). Elle est illustrée par l’artiste néo-zélandais Aaron Glasson.

Telliskivi

Cet ancien quartier industriel proche de la gare et du centre-ville, a évolué ces dernières années en un quartier « branché ». Comme le dit Mathilde « on y trouve des restaurants et des bars branchés, des magasins de design, des lieux d’exposition et des tiers lieux d’artistes. C’est the place to be hipster en ce moment à Tallin. » C’est également là que se concentre le street art.

On y retrouve les artistes déjà présentés dans l’article sur Tartu, MinaJaLydia

et Edward von Lõngus

Un autre des ces emblématique élans,

Un portrait de femme, par le français Hopare,

Une autre femme, par l’estonien Izak Mimiko,

Des lutteurs,

Une poignée de mains russo-estonienne,

…et des animaux:

Un des rats du portugais Bordalo II

Un chien,

Une chauve-souris,

Et un cachalot.

Et

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